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Comment bien prompter l’IA : la compétence clé en 2025

Une IA ne comprend pas un mot de ce que vous lui dites. Ça vous surprend ? C’est pourtant la réalité. Une IA ne réfléchit pas, elle calcule. D’où le terme d’intelligence « artificielle” (on pourrait tout aussi bien dire “simulée”). À chaque mot, elle prédit le suivant le plus probable, parmi des milliards de combinaisons possibles. Un prompt IA n’est donc pas une simple question : c’est un moyen de guider ce calcul, c’est fournir à votre IA les bons éléments pour qu’elle tombe juste en réduisant la part d’aléatoire. Alors, comment bien prompter en 2025, concrètement ?

Qu’est-ce qu’un prompt IA ?

Savoir prompter commence par comprendre ce qu’est réellement un prompt IA. C’est d’ailleurs un des 10 leviers incontournables pour utiliser efficacement l’IA dans votre entreprise.. Le mot prompt vient de l’anglais, et signifie amorce ou instruction. Dans le contexte de l’intelligence artificielle, il désigne simplement le message que vous envoyez à un modèle comme ChatGPT, Claude ou Ideogram pour qu’il exécute une tâche selon vos attentes : rédiger, résumer, structurer, proposer.

Un prompt peut prendre plusieurs formes : une question ouverte, une commande directe, une phrase à compléter ou un contexte détaillé. Il existe de nombreuses techniques de prompt, dont certaines sont bien plus efficaces que d’autres.

Une analogie simple pour bien prompter

Un prompt fonctionne comme une consigne de travail que vous pourriez donner à un assistant très compétent, mais totalement passif. Il ne fait que ce qu’on lui demande. Si vous êtes vague, il improvisera car il ne voudra pas vous décevoir, mais répondra forcément à coté.

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Savoir prompter : les salariés français en retard

Un prompt, c’est une consigne. Et comme pour n’importe quelle consigne, plus elle est claire, plus le résultat est bon. Savoir prompter, c’est apprendre à structurer cette consigne de façon explicite, sans ambiguïté, pour que l’IA réponde juste, sans tâtonner. En 2025, cette compétence fait toute la différence : un prompt IA bien construit permet d’obtenir un résultat pertinent en 2 itérations en moyenne, contre 8 avec une demande floue ou basique.

Le problème : En France, seules 18 % des personnes en entreprise savent aujourd’hui s’y prendre correctement, contre 32 % au Royaume-Uni. Et 9 utilisateurs sur 10 n’ont reçu aucune formation aux techniques de prompt IA.

Comprendre l’IA pour savoir prompter

Pour savoir prompter, il faut déjà comprendre comment une IA génère ses réponses. Et là encore, la majorité des utilisateurs l’ignore.

Principe de base : une IA ne comprend pas, elle prédit. Mot après mot, elle anticipe la suite la plus probable à partir de ce que vous avez écrit.

Ce mécanisme repose sur un fonctionnement simple : la modélisation statistique du langage (principe des LLM). L’IA a été entraînée sur des milliards de textes, ce qui lui permet d’estimer, en fonction du contexte (le prompt), quel mot, expression ou idée a le plus de chances d’arriver ensuite.

Et pour être précis, l’IA ne travaille pas mot par mot, mais token par token. Un token est une unité de langage : un mot, un morceau de mot ou parfois même un symbole. C’est sur cette base que l’IA effectue ses prédictions. À chaque token, elle calcule la probabilité des suivants, puis recommence, jusqu’à générer une réponse complète.

Votre IA découpe vos prompts en tokens pour réaliser ses calculs (Source : Tiktokenizer).

Le risque quand l’IA ne sait pas

Si l’IA ne sait pas, elle ne vous le dira pas : elle a cette fâcheuse tendance à inventer plutôt qu’à reconnaître une limite. Ce n’est pas de l’orgueil, c’est lié uniquement à son moteur probabiliste. Que vous promptiez pour produire un texte ou une image, si l’information manque, votre IA produira quand même la suite la plus probable, même si la probabilité de vous satisfaire est faible.

👉 Prompter, c’est donc réduire le champ des possibles. En cadrant votre consigne, vous limitez l’improvisation et augmentez la fiabilité.

Les conséquences sur votre prompt

  • 👉 Un prompt basique élargit la fenêtre de probabilité : l’IA génère une réponse large, hors sujet ou incorrecte
  • 👉 Un prompt précis réduit l’incertitude : l’IA concentre sa prédiction dans la bonne direction
  • 👉 Chaque mot compte : la formulation influence directement le résultat, token par token

Il y a les bons prompts, et il y a les mauvais prompts…

Pour mesurer concrètement l’impact de la qualité d’un prompt IA, rien de tel que quelques exemples avant/après. Le principe est simple : même outil, même demande, mais deux formulations différentes. L’une est floue, l’autre précise. Et le résultat n’a rien à voir.

Une consigne trop vague ne donne pas assez de contexte à l’IA et comme déja vu, elle donne plus de part à l’aléatoire. Par exemple, une demande comme « Rédige une description de produit » est trop imprécise : le modèle ne sait pas de quel produit il s’agit, ni quel ton adopter. Le résultat est souvent générique, peu utilisable. À l’inverse, un prompt détaillé oriente clairement la réponse et fournit un contenu exploitable immédiatement.

👉 Savoir prompter, c’est formuler des demandes claires, ciblées, contextualisées. C’est ce qui fait toute la différence.

Comparatif : consigne vague vs consigne structurée

Cas d’usage🎯 Prompt flou
Consigne vague
🏅 Prompt clair
Consigne détaillée
Exemple : Définir un concept« Explique ce qu’est un prompt. »
→ Réponse courte, peu précise
« Rédige un texte de vulgarisation, avec un ton pédagogique, pour expliquer ce qu’est un prompt IA. Inclue une analogie simple, un exemple concret et deux références fiables. »
→ Contenu clair, structuré, accessible
Exemple : Email commercial« Rédige un email pour présenter notre nouveau produit. »
→ Message générique, peu engageant
« Tu es rédacteur. Rédige un email pour annoncer le lancement d’un logiciel de gestion à des dirigeants de PME. Mets en avant 3 bénéfices concrets. Ton professionnel, ton engageant. Terminer par un appel à l’action. »
→ Email ciblé, clair, efficace
Exemple : Plan d’action stratégique« Propose un plan stratégique pour mon entreprise. »
→ Réponse floue, sans lien avec le contexte
« Tu es consultant en stratégie. Propose un plan sur 12 mois pour une PME du secteur du commerce de détail qui souhaite accélérer sa transition numérique. Inclure une analyse SWOT, 3 objectifs prioritaires avec actions concrètes, et les indicateurs de suivi. »
→ Plan cohérent, utilisable, adapté au secteur

📝 Les exemples sont présentés ici en français, mais l’IA comprend également très bien les consignes rédigées dans d’autres langues. Ce qui compte, c’est la précision.

Anatomie d’un (bon) prompt IA : les 6 ingrédients incontournables

Après avoir vu pourquoi il est crucial de savoir prompter, passons à la pratique. Comment formuler un prompt clair, structuré et efficace ?

Un prompt IA efficace repose sur 6 composants clés, qui doivent être rédigés dans le bon ordre. Chacun d’eux joue un rôle précis pour réduire l’incertitude, cadrer la réponse et orienter les probabilités du modèle vers le bon contenu.

La structure type du prompt idéal est composée de ces 6 étapes essentielles

N°1 – Le rôle : définir “qui parle”

  • Ce que c’est : l’identité ou la posture que vous demandez à l’IA d’adopter.
  • Pourquoi c’est important : cela ajuste instantanément le niveau de langage, le ton, le style. Sans rôle, l’IA répond de manière neutre. Avec un rôle, elle adapte son comportement.
  • Ce que ça cadre : le ton, le registre, les données d’entrainement auxquelles l’IA va faire appel et son niveau de technicité.
  • Exemples : « Tu es un expert en cybersécurité. » / « Agis comme un professeur de lycée. »

N°2 – Le contexte : donner les bonnes informations de départ

  • Ce que c’est : la situation, le secteur, le public cible, les enjeux.
  • Pourquoi c’est important : l’IA ne connaît pas votre environnement métier. Sans contexte, elle génère une réponse générique.
  • Ce que ça cadre : la cible, la pertinence, la précision métier.
  • Exemples : « Tu travailles dans une entreprise de transport. » / « L’audience est un groupe de clients fidèles. »

N°3 – L’objectif : dire clairement ce que vous attendez

  • Ce que c’est : l’action précise à accomplir (rédiger, expliquer, synthétiser…)
  • Pourquoi c’est important : pour réduire la part d’interprétation de l’IA sur ce que vous attendez comme livrable.
  • Ce que ça cadre : le type de contenu, la direction de la réponse, la qualité du livrable.
  • Exemples : « Rédige une synthèse. » / « Explique les bases du RGPD. »

N°4 – Le résultat attendu : clarifier la sortie

  • Ce que c’est : le format du livrable attendu (texte court, tableau, synthèse…).
  • Pourquoi c’est important : sans indication, l’IA produit par défaut le format de contenu le plus généralement attendu, mais pas nécessairement ce que vous souhaitez (trop long, mal structuré, etc.).
  • Ce que ça cadre : le niveau de détail, la forme utile.
  • Exemples : « Le texte doit pouvoir être inséré dans une newsletter composée de 4 sections. »

N°5 – Les contraintes : poser les limites

  • Ce que c’est : dès règles claires et précises à respecter sur le ton, la longueur, les éléments à éviter ou à inclure.
  • Pourquoi c’est important : on parle aussi de « negative prompt » car il s’agit de restreindre l’IA en lui donnant des règles à respecter. Ici, on entre dans toute la finesse de la réduction du champs des probabilités.
  • Ce que ça cadre : le style, la lisibilité, la conformité, la longueur, le format, etc.
  • Exemples : « Ton amical, 150 mots max, pas de termes juridiques. »

N°6 – Le format : comment voulez-vous être livré

  • Ce que c’est : une consigne sur la forme attendue du livrable final : simple paragraphe, liste, tableau, fiche produit, PDF, image, etc.
  • Pourquoi c’est important : pour gagnez du temps en n’ayant pas à reformer le livrable de votre IA dans le bon format.
  • Ce que ça cadre : la structure visuelle, la clarté, la forme du livrable.
  • Exemples : « Livre sous la forme d’un tableau à 10 lignes et à deux colonnes : fonctionnalité / bénéfice. »

Ce qu’il faut retenir pour bien prompter en 2025

Formuler un prompt n’est pas une simple question, c’est un savoir-faire. Derrière chaque réponse de l’IA, il y a un calcul. Plus votre consigne est claire, plus l’IA tombe juste. Savoir prompter, c’est apprendre à structurer cette consigne pour réduire l’incertitude, cadrer la réponse, et éviter les itérations inutiles.

Cette compétence devient un atout métier. Dans les entreprises qui l’intègrent, elle fait gagner du temps, améliore la qualité des livrables, et renforce la maîtrise des outils IA. Pourtant, aujourd’hui encore, peu de professionnels sont formés à ces bonnes pratiques. Pour progresser rapidement, deux ressources peuvent faire la différence :

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